Choisir entre ARCE ou ARE – Notre Simulateur pour Décider
Vous êtes au chômage et vous envisagez de créer ou de rejoindre une entreprise ? Deux options s’offrent à vous pour mobiliser vos droits : l’ARCE (versement en capital) ou le maintien de l’ARE (allocations mensuelles). Le choix est stratégique, rarement réversible, et dépend de vos besoins de trésorerie, de votre profil de risque et de la dynamique prévisible de votre activité. Ce guide détaille les différences, propose des exemples chiffrés et un mini-simulateur pour vous aider à décider.
ARCE ou Maintien ARE : Lequel Choisir pour Votre Projet ? (Simulateur)
Temps de lecture : ~18 min
Comprendre ARCE et maintien ARE
Ce que les deux dispositifs ont en commun
ARCE et maintien ARE ne sont pas deux aides distinctes : ils mobilisent le même stock de droits chômage. Dans les deux cas :
| Condition commune | Détails |
|---|---|
| Droit à l’ARE | Vous devez être éligible et indemnisable |
| Création ou reprise d’entreprise | Après la fin du contrat de travail |
| Exclusivité | ARCE et maintien ARE ne se cumulent pas sur les mêmes droits |
Focus sur l’ARCE
L’ARCE verse 60 % (45 % pour les contrats plus anciens) des droits restants, en deux fois : une moitié lors de la création, l’autre six mois plus tard si l’activité existe toujours. Une retenue de 3 % finance la retraite complémentaire.
Focus sur le maintien ARE
Le maintien ARE vous laisse inscrit comme demandeur d’emploi ; vous actualisez mensuellement vos revenus non salariés. L’ARE du mois = ARE théorique – 70 % de la rémunération brute du mois, dans la limite de votre ancien salaire. Depuis avril 2025, le cumul total ARE + revenus non salariés est plafonné à ≈60 % des droits restants au démarrage.
ARCE ou ARE : comparaison chiffrée
Exemple simplifié
| Données de départ | ARCE | Maintien ARE | |
|---|---|---|---|
| Droits journaliers | 50 € | Capital : 10 800 € (2 × 5 400 €) | Allocations : 1 500 €/mois pendant 12 mois (18 000 € théoriques) |
| Jours restants | 360 | ||
| Stock total | 18 000 € |
Avec l’ARCE, vous disposez rapidement d’environ 10 000 € nets. Avec le maintien ARE, si vos premiers revenus sont faibles (ex. 500 € brut/mois), vous pourriez percevoir 1 150 € d’ARE ce mois-là et cumuler 1 650 € de revenus totaux.
Profils types
- Plutôt ARCE : besoin de trésorerie immédiat ; projet capitalistique (matériel, marketing, recrutement) ; revenus attendus rapides.
- Plutôt maintien ARE : priorité à la sécurité mensuelle ; phase de test ou d’incertitude ; revenus progressifs ou faibles au début.
Simulateur ARCE ou ARE en trois étapes
1. Relever vos droits restants
Notez : montant journalier brut, nombre de jours restants, date de fin de contrat (pour vérifier le taux 60 %).
2. Estimer votre ARCE
Formule : montant journalier × jours restants × 0,60. Retranchez 3 % pour approcher le net. Divisez par deux : première moitié à l’immatriculation, seconde six mois plus tard.
3. Simuler un maintien ARE
a) Calculez votre ARE mensuelle théorique. b) Prévisionnez vos revenus sur plusieurs scénarios. c) Appliquez : ARE mois = ARE théorique – 70 % revenu brut. d) Vérifiez que (ARE + revenus) ne dépasse pas l’ancien salaire de référence. Cumulez les mois et comparez au total ARCE.
À faire et à ne pas faire avant de choisir
Repères pratiques
À faire : demander à France Travail un récapitulatif précis de vos droits ; confirmer votre éligibilité à l’ACRE ; tester plusieurs hypothèses de revenus ; évaluer votre besoin réel de trésorerie ; échanger avec vos associés potentiels. À ne pas faire : immatriculer l’entreprise avant la fin du contrat si vous visez l’ARCE ; sous-estimer le temps de validation du projet ; décider sans simulation officielle ; choisir uniquement sur le montant total sans considérer la stabilité mensuelle.
Cas particuliers et points de vigilance
Taux ARCE
60 % pour les fins de contrat récentes ; environ 45 % pour les plus anciennes.
Cumul salaire + création
Un cumul intégral antérieur peut vous priver de l’ARCE sur ces droits.
Reprise des ARE après ARCE
Les reprises sont désormais très limitées ; considérez l’ARCE comme définitive tant que l’entreprise existe.
Démarches pratiques
Demander l’ARCE
1) Vérifier l’ACRE ; 2) immatriculer l’entreprise ; 3) transmettre la preuve et la demande d’ARCE à France Travail ; 4) envoyer une attestation d’activité six mois plus tard pour recevoir la seconde moitié.
Maintenir l’ARE
1) Informer France Travail ; 2) créer l’entreprise ; 3) rester inscrit comme demandeur d’emploi ; 4) actualiser mensuellement vos revenus non salariés pour le calcul de l’ARE ajustée.
Mini FAQ ARCE ou ARE
Peut-on commencer par le maintien ARE puis demander l’ARCE ?
Théoriquement possible mais encadré ; considérez que votre premier choix est structurant.
L’ARCE est-elle toujours plus intéressante si mon projet marche bien ?
Si votre activité décolle vite, l’ARCE peut être avantageuse ; sinon, le maintien ARE peut vous verser davantage sur la durée.
Je n’ai pas encore d’idée précise ; que choisir ?
Le maintien ARE laisse plus de temps pour tester ou rejoindre un projet tout en restant indemnisé.
Puis-je garder mes allocations si je deviens cofondateur minoritaire ?
Oui, si vous restez inscrit et déclarez vos revenus. Le cumul s’applique comme pour tout créateur. Pour des ressources et mises en relation, voir la plateforme cofondateur au chômage.
En résumé
L’ARCE offre un capital immédiat mais réduit vos droits totaux ; le maintien ARE procure un filet mensuel ajusté selon vos revenus. Votre décision doit intégrer : montant des droits restants, besoin de trésorerie, vitesse de montée en régime de l’activité et tolérance au risque. Une simulation chiffrée et un échange avec France Travail restent indispensables avant de trancher.